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Sortie ornithologique du 24 septembre

au viaduc des Fauvettes

12 octobre 2016

Compte-rendu complet de la sortie ornithologique animée par Pierre Delbove
au Viaduc des Fauvettes Samedi matin 24 septembre 2016

La sortie s’est déroulée, sous une météo ensoleillée après une nuit fraiche, avec un vent léger à soutenu soufflant depuis secteur sud/sud-ouest.
Notre groupe a pu contacter 27 espèces d’oiseaux sauvages, la plupart inféodées aux milieux forestiers.
Parmi celles-ci, citons notamment :
Le Pigeon ramier, abondant au passage (en vols pendulaires), dont certains individus fréquentent les chênes du massif pour se nourrir de glands. Quelques individus de Pigeons biset dit domestique ont été également observés au passage.
Parmi la famille des pics, le Pic épeiche a été entendu plusieurs fois (cris d’alarme) et au moins un individu a été vu survol, avec cette trajectoire ondulante typique. Le Pic vert, malgré nos recherches en lisières de bois et sur les prairies, n’a pas été vu, mais a été juste entendu en zone périphérique, faisant retentir ses clameurs plusieurs fois. On a noté la présence d’un Pic épeichette à un cri de contact typique émis depuis le boisement en contrebas du viaduc : c’est une intéressante donnée, pour une espèce désormais en nette raréfaction en Île-de-France.
Parmi les autres oiseaux grimpeurs arboricoles, notons la Sittelle torchepot, facilement détectable à ses vocalisations territoriales faites de notes simples répétées, insistantes ; on l’a vue à plusieurs reprises grimper dans des chênes, des châtaigniers ou des robiniers faux-acacias. Un individu noté, martelant vraisemblablement un fruit dur pour l’ouvrir ou une écorce pour en extraire quelque insecte ou sa larve. Le plus discret Grimpereau des jardins a été entendu plusieurs fois, à ses cris de contact et quelques chants, et on a pu le voir inspecter le tronc et les branches maitresses d’arbres aux écorces crevassées où il s’active (quelquefois suspendu la tête et le dos en bas) du bec fin et arqué conformé pour déloger les petits insectes, araignées, etc.
Les turdidés sont représentés par le Merle noir peu abondant, vu en bordure du ru d’Angoulême et du chemin du Barattage. Le Rougegorge familier, avec plusieurs ind. présent dans tous les boisements (nombreux cris d’alarme), et plusieurs chanteurs. Un individu s’est laissé longuement admirer aux jumelles et aux longues-vues, perché à faible hauteur en lisière en contrebas du viaduc dans un arbuste bien exposé au soleil, plumage gonflé et faisant sa toilette. La Grive musicienne, observée le 10 septembre 2016 par Pierre lors d’une sortie de repérage, n’a pas été revue cette fois.
Les sylvidés sont représentés par une seule espèce, le Pouillot véloce. On a repéré plusieurs individus à leurs cris d’alarme, et aussi des mâles chanteurs. Un individu s’est laissé longuement observer au sein d’un arbuste de lisière, qu’il inspectait en tous sens en bondissant, faisant quelquefois un court vol sur place pour attraper un insecte ou une larve. On a pu observer son balancement incessant de queue, permettant de le différencier facilement des autres espèces proches de Pouillot (ex. le P. fitis).
Les mésanges sont bien représentées : la Mésange bleue, plus abondante au bord du ru d’Angoulême et du chemin du Baratage, inspectant surtout la cime des chênes, charmes et vieux arbres fruitiers. La Mésange charbonnière fréquentant tous les types de boisement, avec des adultes et des jeunes de l’année. Un groupe familial de 4-5 individus de Mésange à longue-queue a été vu, fréquentant des lisières. La plus rare Mésange nonnette a juste été repérée à ses cris bi-syllabiques typiques, en début de sortie aux abords du chemin du Barattage (dans le boisement frais et humide). Les conifères (pins sp.) implantés dans la pente au-dessus et en bordure du viaduc n’ont pas permis d’observer la Mésange huppée, mais un individu de cette espèce a été repéré à ses cris roulés en fin de sortie, au Baratage.
Entre autres petits passereaux forestiers, on a vu le Troglodyte mignon, inféodé plutôt à la sous-strate arbustive assez dense (ex. sureau, houx, et autres baliveaux couverts de lierre, avec ronciers). Souvent repéré uniquement à ses cris d’alarme roulés, quelques chanteurs ont été notés, au Baratage.
Pour les corvidés, signalons la Pie bavarde, dont un groupe de 6 individus s’activant dans une prairie en contrebas du plateau. La Corneille noire représentée par quelques individus en survol, ou inspectant les prairies à pieds. Et le Geai des chênes, en survol ou évoluant discrètement dans les arbres, faisant quelquefois retentir ses cris d’alarme.
De rares individus d’Étourneau sansonnet ont été observés en survol, isolés, par deux ou en petits groupes. Idem pour la Perruche à collier (repérable facilement à ses cris retentissants, nicheuse notamment à Bures et Orsay en bordure de l’Yvette).
Les petits passereaux fringillidés sont peu représentés, avec le Pinson des arbres noté uniquement en survol migratoire, repéré quasi exclusivement grâce à ses cris de contact, un groupe de 5-6 individus vu au-dessus du viaduc. Une volée de Chardonneret élégant en couple, survolant la grande prairie attenante au village de Gometz.

Parmi les oiseaux en passage migratoire, on a noté une Bergeronnette grise et une Bergeronnette des ruisseaux, qu’on identifie en les différenciant à leurs cris typiques. Quelques pipits sp., repérés à leurs cris de contact, ténus, mais suffisamment audibles, hauts dans le ciel.
La rareté des oiseaux migrateurs s’expliquerait par une météo peu favorable, vu le vent léger à soutenu soufflant depuis le secteur sud en contresens du flux de secteur nord/nord-ouest qui canalise généralement la descente des oiseaux vers leurs quartiers d’hiver.
NB : on a déploré l’absence quasi-totale de rapaces diurnes, malgré le temps ensoleillé. Aucun Faucon crécerelle, pas d’Épervier d’Europe ni de Bondrée apivore, par ex. Seule une Buse variable a été notée, identifiée à ses cris typiques genre « miaulements », émis depuis la partie haute du boisement au-dessus du viaduc (secteur de présence habituel pour l’espèce).